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Quelle relation entretenez-vous avec vous?



Qu'est-ce que je pense de moi? Vous êtes-vous déjà posé cette question ?

C’est pourtant LA question qui détermine la vie que vous menez, les relations que vous entretenez avec les autres et les résultats que vous obtenez dans la vie.

Si cette relation avec vous n’est pas bonne, le reste ne peut pas vous satisfaire profondément, c’est impossible.

Un travail sur vous devrait commencer par cela : déterminer la relation que vous vivez avec vous, cette phase d’enquête, d’examen de vos pensées, d’honnêteté absolue envers vous est un travail extrêmement puissant. Puissant, parce que pour la première fois de votre vie peut-être, un observateur neutre vous permettra de voir, de prendre conscience de ce qui se joue vraiment dans votre tête.

Qu’est-ce que je pense de moi ?

Qu’est-ce que je ressens pour moi ?

Qu’est-ce que je pense de ma vie ?

Si vous n’avez pas une bonne relation avec vous-même, si vous passez votre vie à vous auto-harceler : je suis gros(se), moche, vieux(lle), pas assez courageux(se), radin, peureux(se), nul(le), les autres y « arrivent » mieux que moi… Il y a peu de chance pour que vous soyez heureu(se) des relations que vous entretenez avec les autres, votre conjoint(e) : « je ne me sens pas aimé(e), respecté(e), si je suis juste moi-même ça ne marche pas, suffit pas ».

Il y a également peu de chance que vous soyez profondément satisfaits des résultats que vous obtenez dans la vie, de votre vie tout court.

La bonne nouvelle est que tout ceci ne dépend de personne d’autres que vous. Déterminer, prendre conscience (profondément), de la relation que vous entretenez avec vous-même puis la transformer (si elle ne vous convient pas) est une chose extrêmement puissante, car de cette relation (bonne ou mauvaise) découle tout le reste de votre vie (relations/ travail épanouissant).

QU'EST-CE QUI DÉTERMINE CETTE RELATION AVEC MOI-MÊME?

Pourquoi est-ce que je pense ça de moi ? Pourquoi est-ce que je me comporte aussi durement avec moi-même ? Pourquoi est-ce que je pense que pour être digne d’amour je dois peser tel poids ? Accomplir telles choses ? Gagner tant par mois ? M’agiter toute la journée ?

Ecoutez cette petite voix, celle qui vous juge en permanence, vous dit que vous ne faites pas assez bien, que vous devriez être plus ceci, plus cela, celle qui vous coupe les ailes, vous dit que la vie est dure, celle qui vous dit de ne pas poursuivre vos rêves, qui vous dit peut-être même de ne pas avoir de rêves, celle qui vous dit que tout est toujours de votre faute, que vous vous plaignez pour rien, que vous vous écoutez trop, qu’il faut « prendre sur soi »…

Vous la reconnaissez?

Cette voix familière que vous avez si souvent entendue, peut-être celle de votre mère, celle qui vous disait peut-être que tout devait être impeccable, elle était intraitable, dure, froide, ou celle de votre père «tu as grossi ma chérie, tu devrais refaire du sport », ces voix qui critiquaient beaucoup, ces voix qui vous demandaient d’être gentil(l)e, joli(e), poli(e), de ne pas faire d’histoire, ces voix pour qui l’amour n’était pas inconditionnel (c’est-dire-dire : « tu n’a rien à faire pour mériter notre amour, nous t’aimons point. Que tu sois grosse, mal fagotée, nulle à l’école, en colère, pénible, nous t’aimons »).

Et je ne parle même pas de ceux qui ont pris des « raclées », ceux à qui on a dit qu’ils les « méritaient », alors ceux-là pensent vraiment qu’ils sont de méchantes personnes, vraiment pas dignes d’amour puisque ceux qui étaient censés les protéger, leurs parents, les ont agressés. Ce genre d’éducation (maltraitances) détruit complètement l’estime de soi. Idem si "on" vous disait que vous étiez « responsables » des disputes de vos parents.

En réalité, peu d’entre nous ont été aimés inconditionnellement. Beaucoup ont dû « mériter » l’amour, dès les premiers moments de leur vie, ils ont dû se conformer à une image, se plier à une discipline, des exigences pour recevoir de l’amour. Ainsi, dans le développement de leur estime, l’amour pour eux-même est devenu conditionné et en grandissant ils ont reproduit ce conditionnement : les « je t’aime si… »/ « je ne t’aime pas si » ; je t’aime si tu es parfait(e) et je ne t’aime pas si tu es imparfait(e), si tu es juste toi-même : avec des humeurs, des émotions, des hauts, des bas, des colères, des frustrations, des réussites, des échecs, des kilos en trop ;

C’est ainsi que l’amour de soi se construit ou se détruit, cet amour qui nous accompagne toute la vie. Depuis cet amour inconditionnel ou conditionnel se bâtissent nos existences. C’est notre socle, le départ, la racine de tout.

Découvrir en profondeur notre relation à nous-même puis, à partir de cette prise de conscience, déconstruire pour reconstruire patiemment une relation à nous-même apaisée, jusqu’à se donner ce qui nous toujours manqué : l’amour inconditionnel= je t’aime quoi que les autres en pensent, disent, fassent, ne fassent pas.

Je suis de ton côté, tu n’as rien à faire/ prouver pour que je t’aime, que je te respecte, que je prenne soin de toi.

Je t’aime.

Parce que cet amour inconditionnel que vous aimeriez peut-être trouver chez l’autre, quelqu’un qui vous aime comme ça, « just as you are », c’est d’abord chez vous, en vous, qu’il vous faut le cultiver.


Apprendre à s’aimer comme ça, ça change la vie, drastiquement.

Qui je veux être ? Comment construire une bonne relation avec nous-même ?

Nous arrivons ici à la phase 3 du processus, dans les précédents paragraphes nous avons évoqué deux étapes préalables :

1. Identifier le/les schémas inconscient(s) qui dirigent nos vies, déterminent notre estime de nous.

2. Comprendre les racines de ce manque d’estime car il est impossible de se libérer d’un schéma si je ne comprends pas ses origines.

3. Réparer cette estime, (re) construire une nouvelle relation avec nous-même.

Evidemment, cette 3ème phase est la plus chouette, elle est même exaltante puisqu’elle donne une nouvelle dimension à nos vies, une dimension dont vous n’avez peut-être même jamais osé rêver.

En effet, beaucoup d’entre nous ont fait des thérapies, parfois très longues, compris des problèmes (intellectuellement) mais n’ont jamais pour autant réussi à les dépasser. Il s’en suit une forme de résignation : « c’est comme ça, je dois vivre avec ces schémas douloureux, je n'y peux rien. ».

Ces « blocages » s’expliquent de plusieurs façons, je n’en aborderai qu’une ici : la façon dont nous continuons, après une thérapie, à penser à partir de notre « moi » du passé.

Or si je pense, je ressens, j’agis à partir de ce moi du passé, il y a de fortes chances que je retombe toujours dans les mêmes ornières.

Pour (re) construire une nouvelle relation avec moi, je dois choisir qui je veux désormais être, quelle relation je veux avoir avec moi ; il s’agit d’une construction, non d’une répétition de croyances erronées/périmées (le tyran intérieur).

Je rappelle que la relation que l’on a avec nous n’est rien d’autre que les pensées que l’on a de nous.

Il va donc falloir déterminer/construire de nouvelles pensées, non pas à partir de qui vous êtes (votre « moi » du passé) mais à partir de qui vous choisissez d’être (votre moi du futur).

= Qu’est-ce que je veux penser de moi ?

Il s’agit de construire une relation complètement nouvelle avec vous-même, une relation d’amour, de compassion, d’encouragement;

Là, certains se crispent : évidemment votre « ancien » moi, ne va pas aimer, du tout, cela fait des années qu’il entretient une relation tyrannique avec lui-même, ce tyran intérieur va essayer de vous saborder, puisqu’il déteste le changement et la nouveauté, il va tenter, par tous les moyens, de reprendre son pouvoir: "n'importe quoi, c'est impossible, tu n'y arriveras pas, tu es nul(le)...".

C’est pour cela qu’il est absolument indispensable de commencer par l’identification de ces schémas profonds d’auto-dénigrement afin de pouvoir y faire face quand vous allez, progressivement, construire d’autres schémas mentaux (pensées).

Ce « moi » du futur, c’est vous, qui vous choisissez d’être, aujourd’hui, vous non plus conditionné par le passé, condamné à répéter les vieux schémas;

J’ai conscience que c’est très déstabilisant comme approche, nous sommes si conditionnés à nous définir pas le passé, à penser qu’il est impossible de changer, profondément et pourtant c’est possible.

Notre cerveau archaïque déteste le changement, devant la nouveauté, ce qui le déstabilise, ce qu’il ne comprend pas, il s’arcboute ; le brusquer ne sert à rien, parfois il s’agit juste de se laisser la possibilité d’entendre une question, la laisser faire son chemin :

Et si c’était possible de choisir qui je veux être, quelle relation je veux désormais avoir avec moi-même ?


Et si c’était possible ?

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