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ce que je rejette de moi


Longtemps (aujourd’hui encore parfois), je suis tombée dans ce piège : quand je vais mal, quand je réagis d’une façon que je déteste, je me déteste. Je me juge, je me maltraite, je m’en veux, je pense que je ne devrais pas vivre ça, avoir fait ça/n’avoir pas fait ça, je pense que quelque-chose déconne (vraiment) chez moi. Quand j’enclenche ce mécanisme d’auto-dénigrement, je ne réalise pas que je suis en train d’aggraver la situation, de façon terrible, de creuser mon trou. S’auto-flageller, penser des choses horribles sur nous, n’a jamais fait de nous de meilleures personnes, bien au contraire. Et pourtant beaucoup s’abandonnent à cet auto-harcèlement, presque de façon automatique, presque comme un moyen de gérer la situation. S’en vouloir, jouer contre soi, ne fait pourtant que créer de la résistance. De la résistance à soi. Car dans mes «schémas», mes réactions extrêmes, se cachent toute une histoire : la mienne. Quand je fuis devant une situation (toujours la même: par exemple, la "contrainte", toute chose qui peut «entraver ma liberté», l’engagement) je vois désormais que je revis un trauma (je sais exactement lequel) et que chaque situation qui «réveille » ce trauma me fait perdre mes capacités de réflexion, je n’agis plus en « adulte » (avec mon cortex préfrontal), je ne « raisonne » plus, je fuis (réaction primitive déclenchée par la réactivation du trauma). Des émotions surgissent alors, intactes, du tréfonds de notre passé, toutes celles que nous n’avons pas (ou pas assez) « processé » (je n’ai pas trouvé de traduction française satisfaisant à «to process an emotion»). Tant que nous n’aurons pas mis de la conscience sur les schémas qui réactivent ces émotions/ réactions extrêmes nous risquons de rejouer toujours les mêmes situations : impossibilités à créer des liens profonds en amour, peur du rejet, de l’abandon, de manquer, incapacité à être moi-même, à m’engager. C’est cette histoire, la vôtre qu’il faut aller explorer : pourquoi je réagis comme ça/ je ressens ça ? Au lieu de vous maltraiter, de vous juger, ce qui, je le répète ne fait qu’aggraver la situation, le déni, la coupure d’avec vous ; (je précise aussi que la volonté, la pensée positive dans ce genre de situation sont non seulement inutiles mais dangereuses car elles aggravent le déni de nos souffrances profondes, ne font que nous couper un peu plus de nous-même, et, de toutes façon, la vérité de nos sentiments ressurgira à plus ou moins long terme, avec d’autant plus de force que nous l’avons niée). Quand vous ne comprenez pas pourquoi vous agissez ainsi, pourquoi vous retombez toujours dans ce trou de colère, de profonde tristesse, de vide, de fuite… au lieu de rejeter cette partie de vous que vous détestez parce qu’elle vous fait souffrir, prenez-vous dans les bras, asseyez-vous avec cette émotion, devenez curieux d’elle, écoutez- là… Ne rien rejeter de soi, partir à votre découverte, c’est exactement ce que nous ferons ensemble, c’est un chemin si riche, si précieux, si nécessaire, je trouve même que c’est un émerveillement parce qu’au bout, il y a vous, puissamment vous; Vous quand vous ne luttez plus contre vous… Alors là se produit le miracle : vous c’est tellement parfait, bon, riche, puissant. Alors la confiance en vous, l’amour de vous arrivent et avec eux une cohorte de choses dingues: de meilleures relations, une vie amoureuse plus riche, une vie professionnelle où vous pouvez (enfin) exprimer votre plein potentiel, vous épanouir pleinement. S’aimer tout entier, sans restriction c’est le but d’un coaching réussi. Are you in ?

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