Le coaching vécu de l'intérieur.
Si je fais ce métier c'est parce qu'il m'apporte énormément, je n'avais pas idée en commençant il y 6 ans que je créerai des liens si puissants, que je ferai des rencontres extraordinaires, que ces femmes que je coache m'inspireraient autant.
Je voulais ici, leur donner un espace pour partager leur transformation, leur sensations brutes, comment elles ont vécu ce coaching.
Je les remercie pour cet exercice de courage ( parce que qu'est-ce qu'il en faut du courage pour oser l'authenticité et donc la vulnérabilité).
Le témoignage de Sylvie:
"Merci.
Même si ça a été douloureux de m'ouvrir, après avoir passé ma vie à essayer de me fondre dans la masse en refoulant/dissimulant des parts de moi.
Même si le fait d'être entendue, simplement, profondément et avant tout sans aucun jugement, m'a fait verser des litres de larmes (presque sans exagérer!).
Je raye les "même si", car leur connotation négative minimise injustement la reconnaissance que je ressens aujourd'hui.
Ils ne sont finalement que les témoins de l'inconfort parfois nécessaire pour sortir et avancer.
Ca a aussi été inconfortable pour moi d´apprendre que malgré les formidables outils que tu m´as donnés, il n'y avait pas de ligne d'arrivée, un objectif où tout est rose, pas d´option "tout donner pour l'atteindre le plus vite possible et enfin l'apprécier".
Il y a un proverbe allemand qui dit: "Die Reise ist das Ziel" -> L'objectif, c'est le chemin/voyage.
De le reconnaître est un premier pas vers l'avant, mais que faire "ensuite"?
Rouvrir les blessures du passé pour se comprendre au présent. Ça fait peur. Mais tu étais là, merci.
Je me sens aujourd'hui paradoxalement plus vulnérable et plus forte à la fois.
Plus vulnérable, parce que prendre conscience de ses blessures d'enfance, les ramener à la surface, ça signifie aussi un peu les revivre. On redevient spectateur de scènes insupportables. Et le plus dur est que l´on doit accepter d´en avoir été les acteurs. Je ne les supporte pas dans les films. Comment les supporter "en vrai"?
Pourtant, il faut passer par là. J'y travaille encore, à essayer de traverser cet écran pour pouvoir enfin, vraiment, consoler cette petite fille. C'est dur. Facile avec des mots, mais difficile avec le cœur, qui continue à être protégé par toute sorte de petits soldats dociles et expérimentés. Pas facile de les convaincre d'arrêter ce qu'ils ont fait tant d'années pour me protéger (tout en leur étant reconnaissante, car ils m'ont permis de "survivre" et mener ma barque tant bien que mal), mais de leur faire maintenant baisser la garde pour me permettre d'entrer en contact avec elle, avec moi.
Et plus forte, parce que je sais que j´ai maintenant les armes pour me protéger aujourd´hui. Il y a encore beaucoup à faire mais j´ai osé et réalisé tellement de choses grâce à toi Julie! J´ai démissionné d´un travail où je me sentais prisonnière, j´ai ouvert un atelier et suis entièrement à mon compte et indépendante, j´ai pris de l´assurance dans ma relation avec mon mari, j´ai relâché une bonne partie de la culpabilité que je ressentais vis à vis de ma famille et de mon enfance et j´essaie d´assumer mes avis, mes différences au quotidien.
Merci!!
J´ai lu cette phrase de Carl Rogers dernièrement: "Lorsqu´une personne réalise qu´elle a été profondément entendue, ses yeux s´humidifient. Je pense qu´elle pleure de joie. C´est comme si elle disait: "Dieu merci, quelqu´un m´a entendu. Quelqu´un sait ce que c´est que d´être moi." "
Il n´y a rien à ajouter: il a mis les mots sur ce que j´ai ressenti lors de nos discussions et donné la plus belle explication aux larmes que j´y ai versées.
Je te suis immensément reconnaissante de ton écoute sincère, profonde et dénuée de jugement, tes mots qui disent la vérité, même quand elle est difficile à entendre.
Merci d´avoir eu le courage d´entendre mon histoire et celles de beaucoup d´autres, des histoires pas faciles.
Merci d´avoir eu la patience de nous apprendre à corriger nos façons de penser tordues par des mécanismes de protection, peaufinés sur des décennies. De nous mettre à dispositions tes outils précieux pour sortir de là et réapprendre à s´aimer.
Merci.
Tu es d´une force incroyable pour avoir guidé tant de personnes sur leur propre chemin. Celles qui ont eu la chance de se faire coacher individuellement et aussi celles qui n´ont pas osé appuyer sur le bouton "contact" mais te suivent sur instagram. Merci d´avoir mis des mots sur ce que beaucoup d´entre nous ressentent sans savoir (ou oser) les formuler."
Le témoignage de Gabrielle
"Qu’est-ce que le coaching m’a apporté ?
Lorsque j’ai commencé le coaching je souhaitais trouver une réponse concrète à une problématique récurrente de ma vie. Je n’avais pas mesuré tout ce que cela impliquait derrière.
Le coaching ne vous apporte pas une solution toute faite à un problème donné.
Le coaching vous aide à comprendre d’où vient se problème, ce qu’il veut dire de vous, s’il vous a causé des traumatismes ou non et pourquoi votre inconscient vous empêche de le résoudre.
Vous allez venir vous questionner au plus profond de vous. Vous allez découvrir que vous avez des pensées qui sont tellement acquises en vous qu’elles en deviennent des faits et qu’elles conditionnent vos actions (et bien sur la plupart du temps elles vous empêchent
d’aller là où vous voulez aller).
Le coaching m’a déconstruite. Il a déconstruit toutes les croyances que j’avais en moi pour ouvrir une page blanche faite d’espoir.
Le coaching c’est ça, arriver à se rendre compte que dans 90% du temps (bon pour le pourcentage je ne suis pas du tout sûre de moi), si vous n’atteignez pas votre objectif (quel qu’il soit) c’est parce que votre propre cerveau vous bloque.
Le coaching m’a appris principalement 2 choses :
1. Nous sommes des êtres d’émotions, il faut savoir les reconnaitre, les écouter et les vivre. Ces émotions sont des messagers qui viennent nous dire quand quelque-chose nous convient ou pas. Elles ne sont ni bonnes ni mauvaises, juste informatives.
Alors c’est vrai, certaines sont plus agréables que d’autres, mais aucunes émotions n’est mauvaise.
2. Nos pensées sont omniprésentes et elles peuvent être très bonnes pour soi comme très mauvaises. La bonne nouvelle c’est qu’elles se managent ! J’ai grandi avec la pensée que j’étais maudite, que je n’avais pas le droit au bonheur. Pourquoi ? Aucune idée
(bon en fait si je sais mais ça n’est pas le sujet). Je suis un être humain comme tout le monde et aucune méchante fée ne s’est penchée sur mon berceau lorsque j’étais petite pour me lancer ce maléfice. Et pourtant cette pensée a gouverné ma vie pendant plus de 35 ans. Aujourd’hui je sais que c’est juste une pensée qui n’a rien de factuel. Non je ne suis pas maudite, non je ne suis pas condamnée au malheur, à ne voir aucun de mes projets se réaliser. Ça peut paraitre bête mais des pensées comme celle-ci peuvent vous pousser à saboter toute votre vie.
Le coaching c’est dur. Enfin moi j’ai trouvé ça difficile. Il y a des moments où l’on est tellement persuadée que nos pensées sont des faits qu’il est difficile d’entendre votre coach vous prouver le contraire. Notre regard est biaisé. Cette situation nous la voyons avec notre
historique, nos traumas, notre éducation, c’est notre vérité mais ça n’est pas la réalité “vraie”de ce qu’il s’est passé (je ne sais pas si je suis très claire). Alors que le coach lui voit la situation dans toute sa “vraie vérité”.
C’est difficile de voir ça. C’est comme si on vous avait appris pendant toute votre vie que 2+2=5 et puis finalement on vous dit que non 2+2=4, le switch est difficile à faire dans sa tête. Et puis ensuite c’est difficile de se dire que pendant X années on s’est gâché la vie à cause de ça.
Le coaching m’a appris une autre chose essentielle, peut-être la plus importante: les autres c’est les autres. On ne peut pas lire dans leurs pensées, on ne peut pas maitriser ce qu’ils vont faire et penser de nous.
Et l’important ça n’est pas les autres mais soi.
Être aligné avec soi, c’est la seule chose qui compte.
Se construire une vie, agir en accord avec ses valeurs à soi.
Et tant pis si ça ne convient pas à certaine personne."



