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Pourquoi est-il si important d'aller rencontrer son enfant intérieur?



On entend beaucoup parler de lui, mais beaucoup considèrent « l’enfant intérieur » comme une forme de lubie, de vague concept « psychologisant », on ne sait pas vraiment qui il est, ni même s’il « existe » vraiment ?

L’enfant intérieur n’est rien moins que ce qui dirige notre vie en sous-marin, conduit nos choix, détermine nos relations d’adultes.

Enfants nous avons appris le monde en observant les adultes autour de nous et nous avons reproduit (inconsciemment) la façon dont nos parents réagissaient aux émotions, leur manière de s’aimer, d’aimer les autres, de nous aimer (nous élevons peut-être nos enfant de la même façon que nous avons été élevés), leur vision de la vie… nous avons tout absorbé, petites éponges que sont les petits enfants;

Si vous avez grandi entourés d’adultes émotionnellement stables, aimants, qui reconnaissaient vos besoins d’attention, d’amour, respectaient vos limites émotionnelles et physiques, pas de problème, votre enfant intérieur va bien.

Mais c’est rare.

La plupart d’entre nous ne se sentaient pas (assez) vus, reconnus, compris, aimés (juste comme ils étaient), autorisés à exprimer/vivre toutes leurs émotions sans en pâtir, parfois pire: les parents pouvaient enfreindre leurs limites (violences verbales, coups).

Ces enfants-là deviennent des adultes qui continuent à porter ces blessures et ne cessent de rechercher à combler les besoins non comblés jadis, à subir (inconsciemment) les émotions/sentiments qu’ils n’ont pas été autorisés à vivre enfant, ou qu’ils ont subies (peur paralysante, angoisse, tristesse, abandon, solitude, isolement, rejet..).

Ce que tout enfant cherche (et chaque adulte aussi s’il ne l’a pas reçu enfant), c’est d’être aimé inconditionnellement.

Mais comme il est (quasi) impossible qu’un partenaire puisse répondre à tous nos besoins, nos relations en souffrent car les attentes sont immenses et irréalistes, ce ne sont pas des attentes d’adultes mais des attentes d’enfants.

Nous sommes, pour la plupart d’entre nous des enfants vivant dans des corps d’adultes.

Tant que l’on n’a pas identifié les schémas observés/ appris/ subis dans l’enfance, nous en restons prisonniers et nous répétons les mêmes souffrances, les mêmes impasses, les mêmes attentes impossibles.

Pire nous nous jugeons parfois sévèrement de nos incapacités à sortir de certains schémas, de certaines souffrances qui reviennent régulièrement nous pourrir la vie et nous avons honte (on a « tout pour être heureux » mais on souffre malgré tout). Le problème ne vient en effet pas de là, de l’extérieur, mais de notre être profond, de l’enfant blessé en nous ; il s’agit d’une répétition de systèmes de croyances construits quand nous étions petits et incapables d’avoir du recul sur nous-même;

La bonne nouvelle c’est qu’aujourd’hui, en tant qu’adultes, nous pouvons avoir du recul sur nous. Poser cette conscience sur la réalité de ce qui conditionne nos choix, nos réactions, nous permet de nous en libérer.

Comment peut se manifester un enfant intérieur blessé ?

- Terreur d’être quitté (abandonné).

- Attente du « partenaire idéal » (celui qui nous « sauvera »).

- Réactions disproportionnées (explosions de colères injustifiées sur son conjoint.e/ ses enfants/ incapacité à vivre la frustration).

- Ou l’inverse : incapacité à exprimer ses émotions (= je prends sur moi).

- Incapacité à être profondément sincère dans une relation (par peur de ne plus être aimé).

- Faire beaucoup pour « mériter » l’amour (juste moi, ça ne suffit pas).

- Être tout le temps dans le faire (= la seule façon de « justifier » son existence est d’accomplir beaucoup).

- Négliger (ignorer) ses propres besoins.

- Prendre soin des besoins des autres avant les siens.

- Incapacité à poser des limites par peur de déplaire, de perdre l’amour (ce qui crée, à long terme, du ressentiment et détruit la relation).

- Volonté de sauver les autres (pour se guérir de sa propre vulnérabilité).

- Porter un masque social (pour ne jamais montrer sa peine, sa détresse, sa fragilité, comme si l’enfant intérieur avait honte de ses émotions).

- Suivre aveuglement un guide, une doctrine (façon de ne pas considérer ses propres besoins, ses véritables émotions (j'ai peur de ma tristesse, angoisse...) et de chercher une méthode « miracle » qui me réparera).

- Se sur-valoriser (pour cacher son impuissance intérieure, compenser une faible estime de soi).

- Minimiser son potentiel (s’amoindrir, se rendre petit, invisible).

- Syndrome du bon élève (j’ai besoin qu’on me rassure, qu’on me dise que « j’ai bien fait », qu'on m'approuve).

Aller écouter cet enfant intérieur blessé, celui qui fait encore de grosses colères ou au contraire se cache sous la table, est la première marche qui conduit à la libération, à une vie choisie et non plus subie.

C’est la première étape du programme que j’ai créé : prendre contact avec votre enfant intérieur blessé, identifier où et comment il se manifeste dans votre vie aujourd’hui, comment il limite votre vie, pour pouvoir reprendre (enfin) les rênes de votre existence, en adulte, c’est-à-dire libre et responsable de vos propres émotions, en sécurité avec vous-même.

Si vous souhaitez libérer cet enfant blessé, vous donner enfin le droit d’exprimer votre plein potentiel, ce programme « Être bien ça s’apprend » est pour vous.

Je vous attends, avec votre petit enfant,

Julie


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